GR 412 Ouest Sentier des Terrils

Afin que, désormais, de Colfontaine à Blegny-Mine, les marcheurs sachent que le terril n'est pas seulement un amas de scories inertes.

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GR 412 Ouest

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GR 412 Ouest - Sentier des Terrils

Le terril est témoin d'une activité humaine ancienne qui se voulait domination de l'Homme sur la Nature. Il n'était donc vraiment terril que comme univers minéral stérile, excluant les deux principales composantes de cette Nature, la faune et la flore.

Aujourd'hui, la Nature a recolonisé le terril. Elle a réussi à intégrer dans son patrimoine des composantes imprévues, originaires parfois de lointains horizons, pour offrir une palette chatoyante de richesse et de diversification. Et curieusement, elle doit ce retour à ... l'absence de l'Homme.

Car c'est bien là le paradoxe : tant que le terril était terril, il était familier à l'Homme. Souvenez-vous des images émouvantes du film de Paul Meyer «Déjà s'envole la fleur maigre», réalisé au Borinage à la fin des années 50, où les cris des enfants du coron accompagnaient d'interminables glissades sur les pentes de la montagne minérale. Et celles des petites gens des «Convoyeurs attendent» de Benoît Mariage pour qui le terril était le refuge des solitudes, des succès ou des crises.

Souvenir aussi, plus lointain et plus flou certes, des glaneurs et surtout des glaneuses, ces mères de famille sans ressources pour qui la colline noire offrait encore l'illusion de quelque promesse de chaleur, grâce aux fragments de charbon récoltés au cours de longues heures à en parcourir les flancs.

Quand ceux-là se prirent à haïr le terril, symbole de leur déchéance économique et sociale, et que, confortablement installés dans leur fauteuil de cuir, des directeurs de sociétés et des hommes politiques se mirent à rêver d'un sillon industriel wallon sans aspérité, ou l'amnésie régnerait pour, pensaient-ils, le plus grand bien de tous, le terril n'eut de cesse de se faire oublier, pour ne pas être rasé.

Oublier ? C'était sans compter sur l'opiniâtreté d'une poignée de courageux, amoureux du patrimoine naturel et culturel de leur terroir.

Si, de nos jours, les terrils sont un formidable réservoir de découvertes naturelles, il me paraît tout aussi clair que ce sont d'irremplaçables témoins de la vie populaire d'autrefois, ... pour autant qu'on prenne le temps de les décoder.

Les auteurs de ce topo-guide ont compris ce message. A côté d'une description de sentiers sportifs, aptes à satisfaire les plus exigeants des randonneurs, ils ont prévu - grâce notamment à des boucles additionnelles -, des incursions dans la vie quotidienne, ancienne et actuelle, des populations riveraines. Afin que, désormais, de Colfontaine à Blegny-Mine, les marcheurs sachent que le terril n'est pas seulement un amas de scories inertes…

Françoise Lempereur,

Chargée de cours de « Patrimoine immatériel » à l’Université de Liège


 CONTENU DES TOPO-GUIDES:

  • description de l'itinéraire
  • distances et dénivelés
  • explications touristiques
  • gares et arrêts d'autobus, avec les numéros des lignes
  • ravitaillement, cafés
  • hébergements
  • photos
  • carte générale au 1:250.000
  • cartes au 1:50.000 avec le tracé
  • Distance : 140 km
  • Nombre de pages : 144
  • Edition : 1ère
  • Date de parution : décembre 2006