Dans les forêts d'Oignies

DANS LES FORETS DE OIGNIES

 

AUX MARCHES DES ARDENNES ET DE LA THIÉRACHE

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DANS LES FORETS DE OIGNIES

 

AUX MARCHES DES ARDENNES ET DE LA THIÉRACHE

Cette randonnée boisée s’inspire d’un parcours que décrivit Jean-Marie Maquet dans « Le Guide » de « La Renaissance du Livre » (édition 2001) : « Trente randonnées pédestres originales en Wallonie ». Nous l’avons quelque peu écourtée. Elle représente ici une boucle de 20 kilomètres.

Selon l’auteur de cet ouvrage, Oignies-en-Thiérache fut longtemps un village de bûcherons, charbonniers, chasseurs, ardoisiers et contrebandiers. Aujourd’hui, Oignies et son assez proche voisin, Le Mesnil, constituent deux beaux villages paisibles de l’entité de Viroinval, cernés de grandes forêts.

 

Accès : On arrive au point de départ de la randonnée à partir de la N99 qui relie Couvin à Doische (province de Namur). On la quitte à Mazée ou à Olloy-sur-Viroin, en direction de Oignies.

 

Commerces : À Olloy ou à Oignies même, il y a épiceries, restaurants et boulangerie. Bistrots à Olloy.

 

Chasses : Comme l’essentiel du parcours est boisé, s’informer en automne. Liste des chasses et battues au S.I de Nismes (village principal de Viroinval), voir ci-dessous.

 

S.I. de Viroinval : Maison des Baillis, 1 rue d’Avignon, 5670 Nismes. Tel. 060 311 635

tourisme.viroinval@skynet.be   http://www.viroinval.be

 

Départ et arrivée : à l’église de Oignies (Saint-Rémy).

 

Descriptif de l’itinéraire : Tourner le dos à l’église. Suivre les balises locales « losanges bleus » qui empruntent, à droite, la courte rue Neuve. À son extrémité : virage à gauche dans une petite rue. Quelques mètres plus loin : monter, à droite, une volée d’escaliers suivie d’un sentier qui grimpe entre clôtures. On parvient à un T : partir à gauche, entre haies. On atteint un Y : rester sur la branche de gauche. Suivre les balises bleues, tourner à droite : le chemin sort des arbres et longe une clôture. Arrivée sur une petite route revêtue : la prendre à droite, sur une courte distance. À hauteur d’un banc : on quitte la route à gauche (mais ne pas prendre le chemin, trop à gauche), toujours avec les « losanges bleus ». Direction NE. Un peu plus loin : abandonner les « losanges bleus » qui filent à gauche. Rester sur le chemin principal (déboisement à gauche, prairies à droite) jusqu’à un T, à l’orée du bois : on tourne à gauche, puis tout de suite à droite, par une piste plus étroite, balisée par des rectangles rouges. Direction NE. Ce chemin est souvent détrempé mais assorti d’une sente plus sèche. Hautes fougères.

Toujours tout droit après traversée d’un espace dénudé. Le chemin s’élargit. Au grand carrefour suivant, proche de l’orée : quart de tour à droite toujours avec les « rectangles rouges ». Direction SE. Belles prairies. On atteint la route Mazée - Oignies qu’on suit sur quelques dizaines de mètres vers la droite, vers Le Mesnil.

On vient de parcourir 3,8 km.

 

À l’entrée du village Le Mesnil, après un banc  (devant un château d’eau) : abandonner les « rectangles rouges » et tourner à gauche par la première rue du village, la rue Marie Colaux. Parvenir à un T : tourner à gauche en remontant une rue qui provient de l’église et se mue en chemin de campagne en atteignant les prairies. À partir d’ici, on suit les « rectangles verts » le long de cette piste, entre deux clôtures. Direction NE. Peu après deux beaux arbres isolés : quart de tour à droite (avec les balises vertes) par un chemin herbeux qui descend vers les bois, toujours entre clôtures. Direction SE. Parvenu sous les arbres, il se rétrécit. Plus bas, un peu de caillasse et la pente s’accentue. On atteint le ruisseau de Deluve : on vire à droite et on le remonte. Large chemin en sous-bois. Direction SO. On le suit jusqu’à un T qui correspond à la rencontre avec une large piste carrossable (un autre sentier, qui arrive de notre droite y aboutit aussi) : abandonner les « rectangles verts » au profit des « rectangles rouges » qui remontent cette piste carrossable vers la gauche, jusqu’au lieu-dit La Folie. Bâtiments isolés. Ces constructions, aujourd’hui bien entretenues paraissaient un peu plus délaissées dans les années 1970. On pouvait y voir des crânes de chèvres suspendus près d’une porte, ce qui augmentait encore la singularité de ces lieux perdus, à la frontière française…

Depuis Le Mesnil, on a parcouru 3,5 km.

 

Les balises rouges ne pénètrent pas en France. On les suit vers la droite, par un chemin qui monte vers le sud. Mais assez vite, lorsque ce chemin s’infléchit à droite : abandonner les « rectangles rouges » et poursuivre la montée non balisée, tout droit, par un sentier herbeux, au milieu des fougères. Direction sud, on longe la frontière. Montée assez rude. Plus haut, la pente s’adoucit. L’une ou l’autre laie du côté gauche. Le sentier devient horizontal, le poursuivre imperturbablement. En légère descente, il atteint un chemin perpendiculaire (vue sur Haybes ou Fumay, en contrebas, à travers les arbres) : prendre à droite. Plus loin, lors d’une bifurcation : descendre à gauche, restant toujours assez fort en bordure du « balcon » sur la vallée de la Meuse. On continue dans cette direction, sans s’occuper des pistes latérales, jusqu’à atteindre des balises de type « croix vertes » que l’on va suivre, sans changer de direction. On arrive sur un autre chemin : prendre tout de suite à droite, avec les balises «croix vertes », le sentier qui descend. À un carrefour de sentiers, poursuivre la descente, vive, sur un plus large chemin. Au carrefour suivant, ouvrir l’œil : prendre l’étroit sentier du milieu (hautes herbes, balise peut être peu visible). Poursuivre la descente. La piste s’élargit : chemin creux, pierrailles, pente forte. Au bas de la pente, le chemin s’incurve à droite, dans l’herbe. Le poursuivre tout droit (orientation ouest). Il va remonter sèchement, avant de se stabiliser plus ou moins. Très beau vallon, à gauche. Ne pas s’occuper des pistes latérales jusqu’à ce que les croix vertes invitent à prendre une bifurcation à gauche : emprunter cette descente herbeuse. On croise une autre piste. On continue tout droit la descente qui s’accentue. On passe un gué. Le chemin remonte un peu et on atteint la route Oignies - Fumay que l’on remonte à droite sur quelques dizaines de mètres. On se trouve ici à 4,6 km de La Folie.

 

On aperçoit, à gauche de la route, l’arrivée d’une piste carrossable marquée par des croix vertes et bleues (piste de liaison) : emprunter cette piste qui descend vers le ruisseau d’Alyse et le remonte, à droite, entourée de grands arbres. Progression quasi horizontale. Direction SO. On dépasse quelques chalets, à main droite. À un Y : quitter la piste principale qui remonte à droite. Rester à gauche (avec les croix bleues) et passer un petit pont. Plus loin, toujours suivre d’au plus près le ruisseau, avec les balises. La piste se rétrécit, s’élargit à nouveau et dépasse, après un long parcours, les anciennes ardoisières de Oignies (cavité fermée par un grillage, à main droite, nombreuses ardoises au sol). Peu après, le chemin balisé part à droite, marque deux coudes successifs et monte longuement vers le nord. À un T : tourner à gauche et assez vite à droite (bien observer les balises : toujours les « croix bleues », qui vont être rejointes par des « rectangles verts/blancs »). La pente s’adoucit. Le chemin devient quasi horizontal, puis en légère descente. On rejoint une large piste empierrée qui vient de gauche, avec le GR 12 : l’emprunter vers la droite. Plus loin, elle se mue en petite route revêtue, en vue de Oignies. Au bas de la descente, laisser partir le GR, suivre les « croix bleues » et les rectangles bicolores, avec la route, vers la droite. On atteint une autre route qui ramène à l’église de Oignies. Fin du périple.

Ce dernier long tronçon depuis la route Oignies - Fumay représente 8 km.

 

Notes historiques : Oignies porta naguère le triste surnom de « village desveuves », tant l’extraction du schiste était dangereuse.

Dans le porche de l’église Saint-Rémy, on peut admirer une dalle funéraire du XVIe siècle.

Le Mesnil appartint curieusement, jusqu’au XIe siècle, à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

L’itinéraire le long de la frontière, au sud de La Folie, passe à proximité d’un lieu-dit Risque-Tout. Lieu de passage de la contrebande, ce nom évoque probablement les risques que prenaient les gens qui bravaient la loi.

L’ardoisière de Oignies est le plus ancien site ardoisier des environs. Il existait dès 1789.

Toutes ces informations, et bien d’autres, sont issues du guide mentionné plus haut.

 

Anne Gilsoul et Jacques Caspers