Meix devant Virton

Quand la Gaume se révèle en une seule rando

Meix-devant-Virton – Gros Cron – Fontaine aux Bouillons - Gérouville – Sommethonne – Meix

En savoir plus

IDR

"Quand la Gaume se révèle en une seule rando"

Meix-devant-Virton – Gros Cron – Fontaine aux Bouillons - Gérouville – Sommethonne – Meix

13,9 ou 21,5 ou 25,3 ou 26,3 ou 30,1 km

et d’autres combinaisons possibles

Introduction :

La Gaume, son microclimat, l’ondulation de ses cuestas, ses paysages, tantôt forestiers, tantôt champêtres, ses villages-rue, ses sources et ses ruisseaux, une faune et une flore des plus riches et tant d’autres attraits !

Loin de la capitale et des principales villes du pays, la Gaume est sans doute encore trop peu courue. Pourtant, ses atouts sont nombreux et chaque saison a ses charmes.

Cette « idée rando » vous offre une opportunité de venir découvrir ce coin excentré du pays, même s’il est de plus en plus difficile d’y accéder par les transports en commun car sacrifié « en haut lieu » sur l’autel de la rentabilité.

Et tant qu’à faire, autant venir s’y plonger quelques jours (les possibilités de logements sont multiples) et combiner cette balade avec les randonnées en boucle proposées dans le topo-guide RB en Luxembourg (nouvelle édition parue en 2014) et avec celles qui seront proposées dans un second tome prévu pour 2017.

Départ : Mairie de Meix-devant-Virton, rue de Gérouville, 5 (en Gaume, « mairie » est préféré à « maison communale »). Coordonnées GPS : N 49° 36.282’ E 5° 28.738’ ; altitude : 239 m.

Accès : Par la N88 reliant Florenville à Virton via Orval (nombreuses possibilités de parking à moins de 100 m.). Par les transports publics : ligne TEC 165a Florenville - Virton - Saint-Mard, arrêt « Meix-devant-Virton Place » (Florenville et Virton sont accessibles par le train au départ de Libramont ou Arlon).

Commerces : A Meix, vous trouverez quelques commerces : une boulangerie (ouverte jusqu’à 14H00, fermée le mardi), une boucherie (fermée les dimanche et lundi), une épicerie (fermée le dimanche), un hôtel-restaurant-brasserie (le fin bec - http://www.finbec.be/), une librairie et une poste. A Gérouville : une boucherie (fermée dimanche et lundi) et un café (ouvert après 11H00 sauf le mardi).

Chasses : en automne, il est prudent de s’informer auprès du dnf local pour éviter d’être coincé dans une battue : virton.cantonnement.dnf.dgarne@spw.wallonie.be – tél. : 063 58 86 40

Itinéraire :

Mairie de Meix-devant-Virton – D/A

Meix-devant-Virton est un village-rue lorrain typique, c’est-à-dire un village linéaire ou groupé aux maisons jointives bordées d’usoir. Le quartier entourant l’église est appelé « ville haute ». Cette église fut le témoin d’une véritable tragédie faisant 2 à 300 victimes en 1636 : des mercenaires croates au service du Saint-Empire arrivèrent au village et campèrent au milieu de celui-ci provoquant pillages, vols et viols. Excédé, un habitant tua le chef de la troupe ; la réaction fut foudroyante : tout le village fut brûlé excepté la première et la dernière maison et la plupart des habitants, réfugiés dans l’église, périrent dans les flammes.

Meix vient du mot germanique Meer qui désigne un lac ou un marais. La vallée était en effet marécageuse. Au 19e siècle, ces marais étaient considérés comme des terres très riches, moyennant drainage ; en effet, situées au bas du village, elles récoltaient tous les engrais naturels de celui-ci. Meix se dit Méch en gaumais et est attesté dès le 12e siècle.

Les habitants de Meix portent le surnom « les Sabli ». Dans les temps difficiles, les enfants du village venaient chercher du sable, fort présent dans la région (nous sommes ici sur la première cuesta). Ils se rendaient ensuite dans les villages de fortes terres dépourvus de sable (Torgny, Lamorteau, etc.) avec une double cargaison de sable et de balais (la confection artisanale de balais dans le bois de bouleau était répandue à l’époque, d’où le terme « Ramounis » signifiant fabricants de ramons, de balais, autre appellation affublant les Meixois). Ce sable pouvait servir à récurer les chaudrons ou à être répandu sur le carrelage des cuisines.

Hors GR

Dos à la mairie, quasi en face (légèrement vers la droite), de l’autre côté de la route principale, vous vous engagez dans une ruelle pavée longeant, par la droite, la maison portant le n° 14. Rapidement, le pavé laisse la place à un escalier que vous gravissez intégralement. En haut (vers la gauche, vous apercevez le clocheton dominant l’école de Meix), virez à droite dans la rue des Vieux Sarts. Au bout de celle-ci, vous prenez, face à vous, la rampe ascendante d’une dizaine de mètres interdite à la circulation pour rejoindre la rue qui, par la droite, vous amène vers l’église du village. Vue panoramique sur Meix (bancs). Engagez-vous dans le sentier qui débute à votre gauche, juste avant d’atteindre l’église, en longeant le cimetière. Avant que le sentier ne se mette à descendre, tournez à gauche dans un autre sentier qui vous amène en peu de temps dans la rue Cholette que vous empruntez vers la droite pour descendre vers les terrains de football du club local. En restant dans votre axe, longez ceux-ci ainsi que l’atelier communal. Lorsque la route vire à droite, quittez celle-ci pour poursuive tout droit.

Vous progressez ainsi sur l’itinéraire de la Lorraine Gaumaise (LG)(1) et en sens inverse de la Transgaumaise (TG)(2). Vous resterez fidèle à ces deux « guides » jusqu’à ce que vous atteigniez le Gros Cron, en progressant dans une belle forêt de feuillus.

Au niveau de la dernière maison (n° 12), vous optez pour la piste forestière qui part vers la droite (panneau didactique au pied d’une ancienne carrière), puis se met à prendre de l’altitude, sans vous laisser tenter par les chemins latéraux. Attention ! Après 1 300 m, à un carrefour de deux pistes forestières, vous vous engagez à droite (comme vous y invitent les balises de la LG). Trois cents mètres plus loin, un premier virage très prononcé vous emmène vers la gauche, tout en perdant de l’altitude, suivi par un second qui vous entraîne vers la droite. Un peu plus loin, à un Y, choisissez de reprendre un peu de hauteur en bifurquant légèrement vers la gauche et en évitant d’entrer dans une sapinière. La randonnée se poursuit sur 1 400 m par un étroit sentier herbeux qui surplombe la voie de chemin de fer Athus – Meuse (ouverte en 1875, cette ligne apportait une certaine prospérité aux habitants de la région qui pouvaient ainsi aller travailler aux usines et mines d’Athus).

4,4 km - Le Gros Cron – 1

A un carrefour de chemins (poteau avec balises locales, balises LG et TG), vous atteignez ainsi le « Gros Cron ». Pour en découvrir les multiples aspects, descendez d’abord par le sentier qui, vers la droite, en 160 m, plonge rejoindre le ruisseau de la Chevratte et la voie de chemin de fer. (En bas, panneau didactique, banc ainsi qu’une indication « Gros Cron - alt. 195 m »). Après avoir pris le temps d’apprécier le lieu, rebroussez chemin pour revenir au carrefour précédent.

Le Gros Cron, aussi appelé "La Cranière", est un des plus beaux exemples de tuf calcaire qui existe en Lorraine belge. Situé en rive droite de la Chevratte, dans un environnement forestier, il est constitué notamment d'un rocher aride portant une pelouse à seslérie bleuâtre (Sesleria caerulea), groupement exceptionnel sur le plan régional. On y observe en outre quelques éléments de bas-marais alcalin et de mégaphorbiaie là où le cron est encore irrigué par les ruisselets. Une fougère rarissime, la doradille verte (Asplenium viride), représente le joyau botanique de l'endroit. La faune comprend entre autre le cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata), une libellule typique des ruisselets de source, ainsi que plusieurs hémiptères spécifiquement liés à la seslérie.(3)

Une fois revenu, en fin de remontée, au niveau du poteau avec balises, prenez le chemin qui file à droite en direction d’un autre poteau portant les mêmes balises planté 40 m plus loin. Juste avant d’atteindre celui-ci, abandonnant l’invitation des balises, tournez à droite vers un autre panneau didactique et atteignez en quelques foulées une source assez impressionnante qui vous permettra de vous abreuver à bon compte.

Vous enjambez ensuite le ruisseau né de la source pour vous engager dans un étroit sentier qui prolonge celui par lequel vous avez atteint celle-ci. Ce sentier étroit sinue en balcon de la voie de chemin de fer et de la Chevratte pendant quelques centaines de mètres avant de prendre de la hauteur, puis virer nettement vers la gauche en faisant mine de s’éloigner de la voie ferrée. Après une série de zigzags, le sentier vous amène à un chemin plus large (ne pas prendre celui qui se trouve à gauche). Continuer quelques mètres jusqu'à un carrefour avec une large piste forestière (poteau avec balises locales et LG) que vous empruntez vers la gauche. En moins de 400 m, vous atteignez un nouveau carrefour (poteau avec balises) au lieu-dit « Arbres jubilaires » alt. 345 m (panneau de localisation sur votre droite) où vous tournez à droite avec la balise locale portant un triangle bleu. Six cents mètres plus loin, à un nouveau carrefour, restez fidèle à l’indication de la même balise locale en partant vers la gauche. A la fin de cette piste, au carrefour en T, tournez à nouveau à gauche comme vous l’indique la balise. Moins de 150 m plus loin, à hauteur d’un nouveau poteau portant plusieurs balises locales, poursuivez cette fois à droite. Un autre poteau avec balise locale se présente à vous 500 m plus loin : cette fois, vous avez rejoint le GR 129 que vous empruntez vers la gauche en abandonnant l’invitation de la balise bleue.

3,7 km - 8,1 km – Jonction avec le GR 129 – 2

Sur le GR 129

En 1,3 km, en vous laissant guider par les balises « blanc et rouge », vous atteignez la source de la Fontaine aux Bouillons (peu visible, à l’écart vers la gauche) et un étang privé qu’elle alimente.

Raccourci 1 : le randonneur qui souhaite se limiter à 13,9 km continuera son cheminement par le GR au delà de la N88 jusqu’au point repère 4, carrefour de chemins d’où débouchent, depuis la droite, les randonneurs au long court. De ce point 4, situé quasi sous une ligne électrique, quitter le GR pour descendre, par la gauche, jusqu’à Meix en ignorant les chemins latéraux. Une fois la N88 retrouvée, tourner à droite vers le centre du village et la mairie.

1,3 km - 9,4 km – Séparation avec le GR 129 (étang privé) – 3

Hors GR

L’itinéraire complet contourne l’étang privé en prenant congé (momentanément) du GR pour s’engager par la droite sur une large piste empierrée qui longe le plan d’eau puis, dans son prolongement, le ruisseau de la Fontaine aux Bouillons qui vous escorte sur 3,3 km dans une agréable vallée. Un nouveau plan d’eau et une ancienne bâtisse annoncent la fin proche de cette piste. Vous atteignez alors une route asphaltée (N 891).Prenez-la sur 15 m à peine sur votre droite, puis traversez-la pour vous engager face à vous dans un sentier qui vous amène de suite à rejoindre un chemin plus large que vous empruntez vers la gauche (sur la droite, moyennant un court aller-retour, les étangs de La Soye et la maison patriarcale, site classé en raison de sa valeur esthétique et scientifique ; anciennes forges exploitées de 1538 à 1858). Ce chemin se met à monter progressivement tout en serpentant en sous-bois, parallèlement à la route que vous avez traversée. Lorsque vous aboutissez à une autre petite route, vous empruntez celle-ci par la droite en montant progressivement pour atteindre l’entrée du village de Gérouville. Aux carrefours suivants, vous poursuivez tout droit pour découvrir une large esplanade engazonnée. Sans changer de cap, vous rejoignez la N88 (sur la gauche, l’ossature d’un très vieux « tilleul » d’où le nom de la place) (sur la droite, un café).

Voici l’histoire de cet arbre mémorable et remarquable qui trône tel un palladium sur la plus belle place du village, témoin de la sauvegarde des libertés communales acquises lors de l’affranchissement de la ville neuve à la loi de Beaumont en 1258. La tradition a toujours voulu qu’on l’appelle « TILLEUL » alors qu’en réalité il s’agit d’un orme gigantesque.

Le jour de la Pentecôte 1259, les habitants du nouveau village furent convoqués au son de la cloche pour élire le premier corps administratif de la cité. Après avoir proclamé les élus et les avoir applaudis, l’assistance se dirigea en rangs serrés vers la chapelle pour rendre grâce à Dieu en chantant la messe de saint Jean-Baptiste. Pour commémorer cet événement, on planta un orme aux quatre coins de la place. Le dernier, de taille gigantesque existe toujours bien qu’il ait vécu bien des péripéties. (4)

Gérouville fut créé de toute pièce selon un plan conçu d’avance par les moines d’Orval pour attirer de la main d’oeuvre. Le village est riche de nombreux bâtis et sites remarquables, notamment :

- l’ilot central ( l’ensemble formé par l’église Saint-André et les terrains environnants, le mur de soutènement et la clôture du cimetière de l’église Saint-André, le four banal de l’église, la grange aux dîmes et le presbytère)

- la Maison Jacmin (21, Place du Tilleul) : précédée d’une allée, ferme en U datée « 1745 » au linteau de la porte d’entrée ; cour avant fermée par un muret surmonté d’une grille en fer forgé ; à droite du logis, bâtisse appelée « Redoute », et à gauche, grange et écurie. Cette maison cossue abrita beaucoup de familles nobles.

Autre fleuron du village : la brasserie Gigi. Dès 1842, une brasserie est installée au coeur du village de Gérouville dans une grande maison villageoise où une activité de ferme était également présente. En 1888, Louis Gigi, ingénieur allemand rachète les bâtiments et crée une bière de table blonde de 3° livrée à l’époque en fûts de bois. Chez Gigi, brasser est une tradition familiale depuis quatre générations (www.brasseriegigi.eu).(5)

La randonnée se poursuit en coupant la N88 pour vous engager en face (balise LG, passage devant le n° 19, Place du Tilleul, puis dans la Petite rue). Au second carrefour (au niveau du local de la fanfare royale L’Union, fondée en 1889), prenez à gauche, la rue des Ecoles, traversez un autre carrefour pour vous engager tout droit dans la ruelle Cochin. Après 200 m, alors qu’une autre petite route arrive de la droite, vous poursuivez vers la gauche puis vers la droite en restant fidèle à l’asphalte (ancien abreuvoir à votre gauche, dans un virage). Vous avez pris congé des dernières maisons du village et, environ 150 m plus loin, vous pouvez apercevoir le terrain de football de Gérouville (sur votre droite). Continuez tout droit encore sur une petite centaine de mètres. L’itinéraire tourne vers la gauche par une autre petite route se faufilant entre prairies et prés de fauche. L’asphalte dégradé laisse bientôt la place à un chemin agricole qui se met à monter sèchement pour atteindre un carrefour avec le GR 129. De la gauche, débouchent les randonneurs ayant pris le raccourci 1.

En cas de fatigue, vous pouvez revenir à la mairie de Meix en poursuivant tout droit sur 2,4 km. Vous aurez dans ce cas parcouru 18,6 km.

6,8 km - 16,2 km – Jonction de la RB complète avec le GR 129 – 4

Sur le GR 129

La randonnée complète renoue avec le GR 129 en se dirigeant, par la droite, vers la croix Jean de Paris située 1 000 m plus loin au niveau d’un carrefour de chemins agricoles (banc).

En 1709, Jean dit de Paris, habitant de Gérouville qui, sous les ordres de Louis XIV, commandait une redoute à cet endroit, y fut tué.

Avec les balises « blanc et rouge », vous vous engagez alors vers la gauche. Arrivé à un Y, prenez la voie de droite (celle de gauche mène directement à la N88 et au centre de Meix en 2,6 km : vous aurez alors parcouru 19,9 km). Celle-ci s’engage progressivement dans un sous-bois. Après 800 m, vous arrivez à un carrefour où débute une route asphaltée. En contrebas sur la gauche, étaient disposés de puissants obusiers allemands qui, en 1940, étaient destinés à anéantir la ligne Maginot toute proche. Ainsi placés dans un creux, ils échappaient au tir des pièces de cette ligne.

1,9 km - 18,1 km – Séparation du raccourci – 5

Raccourci 2 : Pour réduire le kilométrage de votre randonnée à 21,5 km, poursuivez tout droit sur l’asphalte en ignorant une piste qui s’en va vers la droite. Après 1,1 km, une autre petite route vous rejoint depuis la droite et, 20 m après cette jonction, quittez la route pour vous engager, face à vous, dans un chemin agricole, en suivant une balise locale jaune (donc pas le chemin qui part carrément à droite !). Votre progression vous amène, après 750 m, à un carrefour au point 7 d’où arrive, depuis la droite, l’itinéraire complet. Du point 7, deux possibilités : suivre l’itinéraire du raccourci 3 pour parcourir alors un total de 21,5 km, soit reprendre l’itinéraire complet qui vous amènera à 25,3 km.

L’itinéraire intégral reste fidèle au GR qui s’engage à droite dans un chemin se faufilant entre deux prairies. Il descend progressivement pour rejoindre la ferme des Hayons que vous traversez et dépassez (source sur la droite). La ferme des Hayons existait déjà au 12e siècle, il y avait là un hameau et une église dépendant du monastère d’Orval. En bas de la descente, poursuivre vers la gauche entre les prairies puis toujours tout droit, le chemin herbeux cédant le relais à un asphalte en mauvais état. Progressivement, vous apercevez le village de Sommethonne. Attention ! Le GR quitte l’asphalte pour lui préférer un chemin herbeux qui s’insinue vers la gauche entre deux prairies et ainsi atteindre une maison isolée qui semble abandonnée.

2,6 km – 20,7 km – Sommethonne  – 6

Hors GR

Au niveau de cette maison, abandonnant le GR, tournez à gauche en épingle à cheveux et passez devant la façade de celle-ci (n° 96). Poursuivez sur une route qui devient rapidement une piste empierrée. Ignorez un chemin partant vers la gauche. Vous vous élevez progressivement entre des prairies, la piste devenant herbeuse. Après 900 m, vous atteignez une route que vous prenez vers la droite pour rejoindre un carrefour avec croix et banc. (A ce carrefour arrive le GR, vous n’en tenez aucun compte.) Tournez à gauche en empruntant un chemin agricole qui se met progressivement à descendre et atteint une source donnant naissance à un petit ruisseau qui vous accompagne quelques temps. Délaissez les chemins latéraux. Arrivé au niveau d’un abri pour vaches (ligne électrique au dessus de vous), quittez cette piste pour, vers la gauche, comme vous y invite une balise locale avec losange bleu, emprunter un sentier qui se faufile entre une prairie et un bois. Ignorez un chemin partant à droite. Après quelques 500 m, le sentier s’engage dans le bois et se met à grimper de plus en plus rudement, zigzague et finit par atteindre un carrefour à la lisière d’un champ. Le raccourci 2 aboutit à ce carrefour depuis la gauche.

4 km - 24,7 km – Jonction avec le raccourci 2 – 7

Raccourci 3 : pour limiter votre randonnée à 21,5 ou 26,3 km, vous vous engagez sur une modeste route asphaltée (balise locale vtt jaune) (sur la droite, au loin, le village de Robelmont). La route se met à descendre et vous apercevez les premières maisons de Meix. Après un premier virage vers la gauche, et avant un second encore plus prononcé, filez vers la droite dans un chemin partiellement herbeux, comme vous l’indique la balise vtt jaune. La descente devient plus sévère pour, finalement, atteindre la N88 que vous empruntez vers la gauche, sur 600 m, et ainsi rejoindre votre point de départ.

Le parcours complet vous entraîne par la droite à travers un bois en empruntant un empierré sans vous préoccuper des chemins latéraux. Après 1,5 km, vous atteignez la N88 au niveau d’une entreprise de matériaux de construction. Filez à droite vers le passage à niveau et la Chevratte que vous traversez. Au carrefour suivant, prenez, vers la gauche, la direction de Berchiwé. Arrivé à ce hameau (autrefois, il y avait ici des usines où l’on travaillait le fer), tournez à nouveau à gauche (balise LG) et progressez sur une petite route non traitée en hiver, le long d’une zone marécageuse à l’origine du nom du village comme décrit supra. Quelques centaines de mètres plus loin, dans un virage, quittez la route pour une piste forestière qui démarre vers la droite. Après 500 m, abandonnez cette piste au profit d’un sentier qui se dirige vers le village de Meix par la réserve naturelle (balise locale avec losange bleu) (ce sentier, appelé « Traverse », déjà cité en 1725, est l’ancien itinéraire reliant Robelmont à Meix). Après plusieurs changements de direction, ce sentier aboutit, moyennant quelques marches d’escalier, à une route en mauvais état qui vous amène, par la gauche, aux premières maisons de Meix. Restez fidèle à votre axe, dépassez une chapelle sur la gauche (la chapelle Buzète : les habitants de Robelmont qui passaient par là jetaient des sous à l’intérieur ; les enfants les récoltaient à des fins peu religieuses). A la fin de cette route (face à vous, l’ancien moulin banal de Meix), remontez vers la gauche, franchissez le passage à niveau et, une fois sur la N88, filez vers la droite jusqu’à la mairie. Vous aurez ainsi parcouru 30,1 km.

5,4 km - 30,1 km – Mairie de Meix-devant-Virton – D/A

(1) « La Lorraine Gaumaise » portait encore récemment le nom de « Gaume Buissonière ». Relifté en 2014, cet itinéraire en boucle est balisé sur plus de 200 km. Un topo-guide est disponible : voir sur http://www.gaumebuissonnière.net

(2) Conçue par André Pierlot, citoyen de Meix-devant-Virton, la Transgaumaise propose 140 km de randonnée autour de Virton, capitale de la Gaume, avec une incursion en Lorraine française. Elle se décline en six étapes de 20 à 25 km. Il a aussi rédigé les développements historiques et anecdotiques illustrant le village de Meix-devant-Virton (à retrouver dans « le carnet du randonneur en pays de Virton » édité par la maison du tourisme de Gaume - http://www.soleildegaume.be).

(3) http://biodiversite.wallonie.be

(4) Source : Fascicule des Journées du Patrimoine 2005 Qualité-village-Gérouville.

(5) Informations sur Gérouville : Fascicule des Journées du Patrimoine 2003 Qualité-village-Gérouville et http://gerouville.be/accueil

Conception de l’itinéraire, descriptif et photos : Jacques Mahieu.

Vérification sur le terrain : Madeleine Boniver, Françoise Debefve, Dominique Delbecq, Jean Deprelle, Paulette Flamant, Jean-Marc Hommé.