Les collines vertes du Pays Noir

Monceau-sur-Sambre, Roux, La Docherie, Dampremy, Charleroi, Marchienne-au-Pont

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212   IDÉE RANDO

Les collines vertes du Pays Noir

Monceau-sur-Sambre, Roux, La Docherie, Dampremy, Charleroi, Marchienne-au-Pont

(22 km, plus deux variantes possibles, éventuellement cumulables : 23 km, 23,5 km ou 24,5 km)

 

Ce circuit au cœur du Pays Noir, permet de parcourir certains sites majeurs du bassin minier de Charleroi. Un itinéraire en montagnes russes sur les collines vertes du Pays Noir. Les flancs de ces anciens terrils, en effet, ont souvent été colonisés par une végétation envahissante. Et la plateforme sommitale du Saint-Charles-Bayemont surplombe un panorama impressionnant sur les vestiges de la sidérurgie carolorégienne, que vous découvrirez de près sur la rive de la Sambre industrielle. Paradoxalement, cette boucle côtoie aussi deux monuments architecturaux remarquables, les châteaux de Cartier, à Marchienne-au-Pont, et celui de Monceau-sur-Sambre.

Départ : place Albert Ier à Monceau-sur-Sambre.

Accès : via le R3 de Charleroi, à quitter à la sortie 3 pour la N90. Elle passe à deux pas de la place Albert Ier.

 

Itinéraire :

D/A – Sur le GR 412

 

Dos à l’église de Monceau-sur-Sambre, gagnez, vers la droite, l’entrée du parc arboretum (parc Nelson Mandela). Le GR 412 s’y incurve vers la gauche et dépasse le château monumental.

Planté dans un vaste parc à l'anglaise et jadis ceinturé de douves, le château de Monceau-sur-Sambre est une haute bâtisse en U, flanquée de tours circulaires aux angles, remontant pour l'essentiel aux 17e et 18e siècles. C’est une construction en briques, moellons calcaires et pierre de taille. Elle est précédée d'un corps d'entrée de mêmes matériaux, seul vestige de l'ancienne ferme castrale, datant encore partiellement du 17esiècle, mais aménagé aux 19e et 20esiècles.

Au-delà, le blanc et rouge bifurque vers la gauche, puis vers la droite. À l’Y suivant, il vous emmène sur la branche de gauche, non revêtue. Vous enjambez un ponceau sur l’Ernelle, que vous ne tardez pas à retraverser. Vous traversez encore une troisième passerelle, puis vous grimpez, en face, un sentier non revêtu. Au cours de la montée, baïonnette « gauche-droite » ; vous coupez encore une allée, puis un sentier gravillonné. À la jonction suivante, continuez à droite vers la sortie du parc.

Traversez alors la rue et poursuivez droit devant (rue Vandekerkhove). Juste avant le T, virez à droite sur le RAVeL de la ligne 112. Vous cheminez dès lors, longuement et paisiblement, sur cette voie lente revêtue. À l’entrée du territoire de Monceau-sur-Sambre, vous délaissez le GR 412, qui oblique vers la droite.

 

2 km   Séparation d’avec le GR 412   (1)

 

Vous poursuivez votre parcours sur cette ancienne la ligne 112, balisée en variante GR. Négligez bientôt une sortie à droite vers Monceau-Centre. Vous cheminez ainsi sur la voie lente asphaltée, entre deux haies grillagées. Elle longe, à main droite, le domaine du terril dit « de la Machine à bois ».

Le terril TLC4, dit « de la Machine à bois » ou « Bornes des quatre seigneuries » dépendait des charbonnages de Monceau-Fontaine, Marcinelle et Nord de Charleroi. Il a été commencé en 1945 et arrêté en 1968. C’est une propriété privée, accessible seulement à l’occasion de balades nature organisées.

Le RAVeL sinue et s’élève progressivement ; il finit par déboucher sur une route. Suivez-la vers la droite. Vous y dépassez un pont par-dessus une ligne ferroviaire et poursuivez jusqu’à atteindre le carrefour avec la N583. Empruntez-la brièvement à droite.

 

2,5 km   Accès au Martinet   (2)

 

Après 200 mètres environ, quittez-la en obliquant à gauche ; dépassez une barrière, puis virez de nouveau vers la gauche. Traversez un petit espace dégagé et empruntez un sentier, qui file vers le site du Martinet. À la hauteur d’une borne érigée à main droite à l’emplacement d’un ancien puits de mine, bifurquez carrément vers la gauche pour entamer l’ascension du terril du Grand Martinet. Vous progressez en pente douce, parmi la végétation habituelle des anciens sites miniers. À la hauteur d’un banc, dépassez un petit croisement de sentiers ; mais sur une placette, virez sèchement vers la droite pour grimper un raidillon ; vous reprenez bientôt une montée régulière, jalonnée de panneaux didactiques à caractère naturaliste.

Juste au-delà d’un virage serré vers la droite, une plateforme belvédère offre un vaste panorama sur les vallonnements urbains de la périphérie carolorégienne, ponctuée d’une série de clochers. Après un coup d’œil, demi-tour et descendez alors vers la gauche. Descente plus raide que la grimpée, entrecoupée d’escaliers. À un T, poursuivez la descente vers la droite.

 

2 km   Pied du Petit Martinet   (3)

 

Attention ! À la hauteur d’une volée d’escaliers qui grimpe, vers la gauche, à l’assaut du Petit Martinet, trois possibilités s’offrent à vous :

̶        entamer l’ascension du Petit Martinet ;

̶        parcourir une boucle qui visite les anciennes installations minières du Martinet ;

̶        poursuivre aussitôt l’itinéraire de base en virant sur la volée d’escaliers.

 

Ascension du Petit Martinet – 1 km

Dépassez ladite volée d’escaliers mais, au tout proche Y, bifurquez à gauche et entamez la grimpée. Attention ! En cours d’ascension, virez sèchement vers la gauche, sur un petit sentier bordé de bouleaux. À une nouvelle bifurcation flanquée d’un banc, coude à gauche pour une courte et légère descente. L’ascension reprend par une série d’escaliers et le sentier dessine des lacets.

Vous entamez bientôt la descente, elle aussi entrecoupée d’escaliers, à négocier avec prudence. L’itinéraire s’infléchit vers la droite et vous surplombez un important réseau ferroviaire, au creux du canal Charleroi - Bruxelles. Négligez, à main droite, le sentier de la grimpée et vous ne tardez pas à regagner le point de départ de cette variante du Petit Martinet.    

 

Boucle du site minier du Martinet – 1,5 km

Dépassez ladite volée d’escaliers et, au tout proche Y, poursuivez droit devant jusqu’à joindre une voie bétonnée perpendiculaire bordant une vaste zone en friche. Virez-y vers la gauche et vous avez bientôt en point de mire les deux imposantes cheminées de condensation de la centrale électrique d’Amercœur.

Quelques dizaines de mètres avant la grille du domaine, quart de tour à droite pour grimper deux volées d’escaliers bordées de gabions. Vous surplombez, à main gauche, un espace dégagé marqué par l’emplacement d’anciens puits d’extraction. Vous accédez aussitôt à l’ancienne salle des machines du Martinet.

Descendez ensuite un plan incliné, puis virez vers la droite, longeant alors l’ancienne « salle des pendus », ainsi dénommée parce que les mineurs y revêtaient leurs équipements de travail et suspendaient leurs vêtements personnels à des crochets hissés en l’air. Le chemin se prolonge et s’élève sur un empierré. Coudes à gauche puis à droite pour longer le garage des locomotives. Négligeant ensuite un pont à main gauche et une voie bétonnée à droite, vous longez la salle des ingénieurs et les laboratoires. Un peu plus loin, un bassin de décantation, dernier vestige du site du Martinet.

Au-delà, l’empierré se rétrécit en un sentier, qui se faufile dans les broussailles. Il s’infléchit à droite, côtoie une mare envahie d’une roselière, puis s’incurve davantage encore, droite et gauche le long d’une clôture. Vous débouchez sur une voie revêtue, suivie vers la droite. Vous traversez un ancien pont d’exploitation et vous retrouvez la zone en friche.

Virant alors vers la gauche, vous rejoignez le lieu de départ des variantes et l’itinéraire de base.    

 

Itinéraire de base

Vers la droite ou la gauche, suivant que vous avez parcouru, ou non, l’une ou l’autre des variantes, vous poursuivez l’itinéraire de base en escaladant la volée d’escaliers. Cheminement tranquille à travers la végétation. Traversez un croisement de sentiers, flanqué d’un panneau didactique, puis négligez une sente qui quitte le terril vers la droite. Pas bien loin, virez carrément à gauche, puis à droite au T suivant. Le sentier sinue et ondule à travers le taillis et finit par déboucher dans une zone herbeuse plantée de fruitiers. Au-delà, le tracé blanc et rouge rejoint une route, que vous suivez vers la droite.

Dépassez deux rues, à main droite, et poursuivez jusqu’à la jonction avec une chaussée à grande circulation (N584). Suivez-la vers la gauche sur environ 200 mètres. À ce premier carrefour, continuez vers la droite ; mais quittez rapidement cette route et obliquez à gauche sur une piste revêtue. Elle vous mène jusqu’à un tunnel aménagé sous le réseau ferroviaire.

À la sortie, continuez à main gauche. La route s’incurve à droite et joint le chemin de halage qui court sur la rive du canal Charleroi - Bruxelles. Le canal Charleroi - Bruxelles se prête aux grandes excursions à vélo sur le RAVeL 1 « Centre », vers Ronquières via Luttre.

Long cheminement sur cet itinéraire RAVeL. Coup d’œil, à gauche, sur une série de terrils et, à droite, vers les cheminées de condensation aperçues du site du Martinet.

 

4,2 km   Pont sur le canal Charleroi - Bruxelles   (4)

 

Juste au-delà d’une écluse, quittez le halage vers la droite, puis traversez le pont sur le canal. Sur l’autre rive, négligez d’abord les accès au chemin de halage et franchissez un second pont par-dessus une voie ferrée. Quittez alors l’asphalte et, à main droite, grimpez le sentier, équipé d’escaliers, qui se faufile dans les buissons. À son débouché et sans joindre la rue perpendiculaire, bifurquez carrément à droite le long d’une petite plaine de sports. Escaladez encore un raidillon et poursuivez vers la gauche.

Ce sentier herbeux s’élève progressivement et aborde le terril Saint-Charles-Bayemont, le premier des terrils de La Docherie-Dampremy. Après une courte descente, sans entamer la raide ascension en face, virez à gauche et cheminez sur un sentier en balcon. À main gauche, s’étale l’agglomération, vallonnée et bocagère, de Lodelinsart. À un Y, bifurquez à droite, puis à droite encore pour atteindre la vaste plateforme sommitale.

Ce belvédère offre un vaste, mais triste, panorama. Il embrasse, d’ouest en est, les agglomérations de Marchienne-au-Pont, identifiable à son église, et de Marcinelle. À l’avant-plan, s’étendent les vestiges des fleurons de l’industrie carolorégienne : l’ancienne usine de la Providence et, vers l’est, l’ancien haut-fourneau de Thy Marcinelle-Carsid.    

Poursuivez brièvement vers la droite, puis virez à gauche pour gagner un chemin en contrebas. Suivez-le vers la gauche. Il s’incline, puis remonte pour parcourir le terril Saint-Théodore.

Vous abordez alors les sites des deux terrils Saint-Théodore. Le Saint-Théodore Ouest (ancien) fut engendré, comme son voisin le Saint-Théodore Est (nouveau), par le puits Saint-Théodore des charbonnages de Sacré-Madame. Le puits fut creusé en 1839 tandis que la société possédait déjà de nombreux cayats et fosses sur sa concession. Le puits Saint-Théodore fut la dernière fosse en activité à Dampremy jusqu’à l’arrêt de la société en 1972.

Dorénavant et jusqu’à l’entrée d’un petit coron mentionné, soyez particulièrement attentif au balisage pour vous guider dans le dédale des sentiers. Le descriptif suivant ne peut vous donner que les lignes directrices de l’itinéraire.

À un Y, optez pour la branche droite et quittez-la presque aussitôt, vers la droite encore, en traversant la pelouse du Saint-Théodore. Vous ne tardez pas à dévaler, sèchement, vers la gauche. Au pied, coude à gauche. Petit espace dégagé, puis nouvelle grimpette vers la droite, suivie d’un coude à droite encore pour descendre à travers la végétation.

Le blanc et rouge en vient à couper une route et s’engage, en face, dans la verdure. Passé un petit espace revêtu, il franchit une ouverture dans un mur pour retrouver un environnement naturel. S’incurvant vers la droite, il passe entre des peupliers à l’arrière de jardinets, puis grimpe sèchement à gauche. En point de mire, le cône du Saint-Théodore Est.

Courte descente, pentue ; au bas de quelques marches, suivez brièvement le trottoir d’une rue vers la droite. Virez bientôt à gauche, sautez un talus et entamez l’ascension du Saint-Théodore Est. Court tronçon revêtu, puis la sente herbeuse grimpe progressivement vers la gauche ; elle s’élève, parfois rudement, au versant du terril, sans gagner le sommet. Parcours en balcon avant de dévaler jusqu’à joindre une rue, que vous empruntez vers la droite.

Après une centaine de mètres, quittez-la vers la droite encore, cheminant alors au pied de la belle pyramide herbeuse du Saint-Théodore. Coude à gauche, courte descente parmi des bouleaux, puis virez à droite sur un chemin gravillonné.

Vous débouchez ainsi à l’entrée d’un petit coron, bien vétuste. Traversez-le et poursuivez, droit devant, dans la rue Paul Barré. Au-delà de l’école communale du Centre de Dampremy, bifurquez vers la gauche dans la rue Paul Janson, négligeant successivement, à gauche, la ruelle Nassau et la rue du Temple. Ignorez encore, à gauche, une rue anonyme, puis une branche de la rue Paul Janson. Le blanc et rouge coupe alors un carrefour et s’engage, en face, dans la rue Decoux.

 

4,6 km   Espace vert   (5)    

 

Peu après, quittez la rue et virez vers la droite dans un espace vert équipé d’une zone de jeux. Longez cet enclos dédié au sport par la droite, puis par un coude vers la gauche. Dans le prolongement, engagez-vous entre la végétation de buissons. Le sentier se prolonge par un chemin ; vous ne tardez pas à virer à droite pour emprunter le sentier des Piges, qui aborde le terril homonyme. Attention ! À l’Y proche, une variante permet l’ascension vers le sommet du terril des Piges par une grimpée très raide. Sinon, poursuivez sur la branche gauche. Le sentier s’élève en douceur sur le versant oriental du terril, sous un véritable tunnel végétal. Dans votre cheminement, sinueux et onduleux, vous dépassez, à main droite, l’aboutissement de la variante du sommet. Le sentier finit par dégringoler pour déboucher sur une placette revêtue. En face, un sentier mène vers une ouverture dans un mur d’enceinte. Au-delà, traversez un square en diagonale vers la droite.

La variante blanc et rouge emprunte un passage pour piétons, puis un second en virant vers la gauche. Vous passez ainsi sous le périphérique, puis sur le pont enjambant les voies ferrées. À main gauche, le palais des Expositions de Charleroi.

Juste au-delà d’une station de métro, coude à droite pour descendre la rue du Grand Central et traverser la zone de stationnement devant la gare de Charleroi-Ouest. Poursuivez droit devant et dépassez, à main gauche, la place de la Digue. Traversez un carrefour et, au rond-point suivant, bifurquez à droite devant le siège du TEC Charleroi. Traversez encore le rond-point suivant en direction de la gare de Charleroi-Sud, puis enjambez le pont sur la Sambre (pont de la Résistance). Au-delà, continuez vers la droite sur un sentier revêtu, qui gagne la rive de la Sambre.

 

1,7 km   Rive de la Sambre   (6)

Ce sentier se prolonge sur le chemin de halage, suivi droit devant. Vous longez un stationnement du TEC et passez sous une série de ponts, routiers et ferroviaires. Le chemin riverain se rétrécit et vous entamez un assez long cheminement en bordure de la Sambre industrielle. Il s’apparente à une sorte de pèlerinage parmi certains sites sinistrés de la sidérurgie carolorégienne, dont Carsid-Duferco.

Entre deux ponts ferroviaires et en vue de l’église de Marchienne-au-Pont, vous côtoyez, à main gauche, le confluent de l’Eau d’Heure et de la Sambre. Dépassez ensuite le pont de Marchienne puis, juste après une péniche-chapelle, vous quittez la rive par une ruelle pavée, qui longe l’enceinte du château de Cartier.

L'édifice est l'un des beaux témoignages de l'architecture sambrienne. Construit sur les ruines d'un édifice féodal, il fut agrandi et embelli en 1635, dans le style Renaissance. La famille de Cartier en resta longtemps propriétaire, en fait, jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le nom de Marguerite Yourcenar demeure attaché aux lieux. Marguerite de Crayencour, en effet, plus connue sous le nom de Marguerite Yourcenar, était la fille de Fernande de Cartier de Marchienne. On trouve des traces de cette demeure familiale dans les écrits de Marguerite Yourcenar, notamment dans « Souvenirs Pieux ». Le rachat du bien par la ville en 1938 marque une nouvelle page : endommagé durant le conflit, l'ensemble immobilier, qui abrite des services communaux, va obtenir, en 1980, le classement comme monument de ses bâtiments puis le classement comme site du château et de ses abords.

À son terme, coude à gauche (non sans jeter un coup d’œil sur la cour du château de Cartier !) et vous retrouvez le GR 412, sentier des Terrils.

 

3,5 km   Sentier des Terrils   (7)

 

Vous le suivez jusqu’au terme de cette boucle. Pour ce faire, continuez vers la gauche pour franchir le pont sur la Sambre. Juste au-delà, une volée d’escaliers descend vers le quai de Sambre, que vous empruntez droit devant. À un Y, montez la rampe de gauche, franchissez un pont et longez un petit bassin fluvial. Bifurquez à droite, toujours en bordure de ce bassin.

À son terme, coude vers la gauche, le long du métro aérien. À l’entrée de la station, coude à droite et franchissez le passage piétonnier. Au-delà, continuez en face vers l’arboretum de Monceau par la rue Julien Durant. Elle s’incurve vers la gauche et va déboucher sur la place Albert Ier, en face de l’église de Monceau-sur-Sambre.

 

1,5 km   Monceau-sur-Sambre, place Albert Ier   (D/A)